Hide n'est pas l'habituelle histoire de mort d'un club, et c'est précisément pour ça qu'elle mérite votre attention. Le club de Christchurch, sur Saint Asaph Street, donnera sa dernière soirée le 27 juin 2026, après sept ans. Selon DJ Mag et l'annonce du club, personne ne l'a poussé dehors. Quelqu'un a fait une offre.
Pourquoi Hide ferme-t-il vraiment ?
Les propriétaires Mitch Ryder et Sam Smith ont été approchés par un acheteur et ont décidé de vendre l'établissement. Dans leur communiqué, ils sont francs sur le calendrier : le club, disent-ils, « se portait bien financièrement » quand l'acquéreur s'est manifesté. Ce n'est pas une salle noyée sous une révision de loyer ni enterrée sous les plaintes pour bruit. C'est un indépendant en bonne santé que quelqu'un a voulu racheter.
« Toutes les grandes fêtes doivent connaître une fin. Après sept années formidables, nous avons pris la décision difficile de vendre notre établissement et de laisser place au prochain chapitre. »
Que programmait réellement Hide ?
Depuis son ouverture en 2019, Hide penchait nettement vers le versant britannique : garage, drum & bass et bass music. En sept ans, il a fait venir Conducta, Ed Rush, Ivy Lab, Mala et Shy FX. Pour une salle aussi éloignée de l'axe européen, c'est une sacrée série de noms, et ça dit ce que la ville dansait vraiment.
Comment cela s'inscrit-il dans le tableau d'ensemble ?
Le départ de Hide arrive dans la même période qui a emporté Corsica Studios à Londres ainsi que Motion et The Underground à Bristol. La plupart de ces histoires parlent de ce qui tue toujours les clubs : le loyer, la licence, les voisins. Hide fait exception, et c'est de l'exception qu'il faut tirer la leçon.



